Le Chili est un vaste pays aux réalités très distinctes selon que l’on voyage au Nord, en Patagonie, à l’île de Pâques, en montagne ou le long de la côte. Voici quelques informations pratiques qui vous seront utiles au moment de préparer votre voyage et une fois sur place.

Sécurité

Le Chili est en général un pays sûr où l’on peut se déplacer tranquillement sans risque de se faire dévaliser ou d’être agressé. Attention cependant, même si le reflexe est de se dire que les risques sont les mêmes partout à Paris, Bruxelles ou Génève, il n’en reste pas moins que l’on est plus vulnérable loin de chez soi, avec la barrière de la langue, et notamment dans les pays où les touristes sont facilement reconnaissables par rapport à la population locale, constituant une cible plus facile pour les voleurs.

Au Chili, les vols avec agression sont très rares. Souvent il s’agit de vol par surprise. Les endroits les plus sensibles sont les gares de bus, les transports en commun,  les zones urbaines et notamment Santiago et Valparaiso en début de voyage lorsque on n’a pas encore pris le rythme local.

Le Chili étant un pays relativement semblable dans sa structure générale aux pays européens, on a parfois tendance à se montrer trop confiants et à relâcher la garde surtout lorsqu’on arrive de pays comme le Pérou ou la Bolivie où les risques sont normalement plus élevés.

Evitez de porter des bijoux trop voyants. Faites des copies de votre passeport, carte de crédit et autres documents importants à garder ailleurs que les originaux. En cas de perte ou vol de passeport par exemple, il faudra dans la plupart des cas réaliser les démarches à Santiago pour obtenir un document de remplacement permettant de sortir du pays. Si vous vous trouvez à Arica et que vous comptiez passer au Pérou, vous devrez vous farcir 2.000 kms pour rejoindre Santiago et autant pour revenir si vous avez toujours envie de découvrir le temple du soleil !

Argent :

Les cartes de crédit notamment Visa et Master Card sont bien acceptées dans la plupart des commerces en villes. Ailleurs, il faudra souvent payer en argent local soit en pesos chiliens. Les dollars et euros sont très peu utilisés dans le commerce. Vous pouvez les changer dans les bureaux de change (casas de cambio). Les taux de change peuvent varier fortement d’un endroit à l’autre. Préférez Santiago au centre-ville (rue Banderas). Les banques ne changent pas d’argent sauf pour des montants importants (9h00-14h00 du lundi au vendredi)

Mal de l’altitude

Avec pour colonne vertébrale l’imposante  Cordillère des Andes sur près de 4.500 kms et des sommets flirtant avec les 6.000, voire  7.000m d’altitude, il est probable que vous ressentiez à un moment donné de votre voyage  et à des degrés divers selon les personnes, les effets de l’altitude surtout au Nord Chili entre Arica et Copiapo où on traverse des haut plateaux entre 4.000m à 4500m d’altitude.

Lors de séjours prolongés au-delà de 3.000m d’altitude, la diminution de la pression atmosphérique et de la densité d’oxygène dans l’air commencent à se faire sentir et l’organisme a besoin de s’adapter progressivement à ce changement en produisant davantage de globules rouges pour faciliter le transport de l’oxygène vers le cerveau. Au minimum, un ou deux jours d’acclimatation  sont généralement nécessaires pour réduire les symptômes qui se manifestent par des maux de tête, somnolence, insomnie, lassitude, nausées, perte d’appétit, douleurs musculaires, digestion difficile  voire des vomissements, ou plus grave lorsqu’on ne prend pas les mesures adéquates à temps, l’apparition d’un œdème cérébral ou pulmonaire pouvant parfois entraîner la mort.

Il faut donc en tenir compte avant d’entreprendre un voyage en altitude, souvent dans des régions isolées et d’accès difficile. D’office, toute personne souffrant de problèmes cardiaques ou respiratoires devrait s’abstenir d’un tel séjour. En cas de doute, consultez votre médecin.

En règle générale, l’idéal est de réaliser une bonne acclimatation de plusieurs jours à 3.000  mais le manque de temps ne le permet souvent pas.  Dès lors, il convient de respecter quelques conseils de base avant et durant le séjour en haute altitude :

Faire peu d’effort physique les premiers jours : éviter les mouvements brusques, marcher à pas lents.

Bien s’hydrater : Boire de l’eau régulièrement et en petites quantités. Eviter l’alcohol

Manger lentement et léger : La digestion consomme votre oxygène… Préférez les soupes locales de type cazuela aux viandes rouges difficiles à digérer

Faire attention au coup de soleil,  insolations et changement de températures. Dans le Nord,  la proximité du  tropique du Capricorne, l’altitude, la faible couche d’ozone et la réverbération du désert augmentent considérablement les risques.

Dormir à des altitudes intermédiaires (2500-3500m) même si vous montez à 4500m en journée. On ressent davantage les effets de l’altitude la nuit en position couchée (insomnie).

La boisson locale, le mate de coca, (ou en formule homéopathique) contribue à atténuer les effets du mal de l’altitude (calme la faim et maintient éveillé). Le médicament diamox est remis sur prescription médicale.

La règle générale est que si le mal persiste, il faut redescendre rapidement à moins de 2.000m, voire au niveau de la mer quand cela est possible et réaliser un contrôle médical. Dans la plupart des cas, les effets disparaîtront rapidement et naturellement.

Par le passé, des voyageurs ont souffert de calculs rénaux dont ils ignoraient l’existence mais qui se libèrent ou se déplacent lors d’un séjour en altitude (combinaison de l’effet de dilatation de l’organisme et des transports sur piste chaotique.)

Un passage chez le dentiste est également conseillé (la différence de pression peut faire sauter un plombage mal fixé  sur une dent.

Les agences de tourisme emportent normalement de l’oxygène à bord de leur véhicule comme première mesure palliative en cas de problème.

Communications & transport

Les GSM et internet,  fonctionnent dans toutes les villes et leurs environs immédiats. Les régions isolées dans le désert et montagnes ne disposent en général pas de réseau à l’exception de l’un ou l’autre village.

Les postes de police en zones isolées sont désormais équipés de téléphone fixe.

Vu les longues distances, l’avion est de plus en plus prisé pour relier les principales villes du pays. Lan et Sky Airline sont les deux principales compagnies aériennes opérant actuellement. Sur certains axes comme Calama-Iquique- Arica il est préférable de choisir le transport en bus, confortable, économique et souvent ponctuel.

Le réseau routier est de bonne qualité dans l’ensemble du pays. Les axes principaux sont asphaltés et les routes secondaires sont en général des pistes bien entretenues à l’exception des zones de difficile accès. Dans le nord et sud du pays, il est important de vérifier la disponibilité de carburant dans les régions isolées avant de prendre la route.

Climat 

Vu l’extension du pays continental sur 4.500 kms, le climat est bien sûr très variable d’une région à l’autre. A titre de comparaison, c’est comme si le Chili commencerait en Finlande (Punta Arenas) et se terminerait au Maroc (Arica). On y  retrouvegrosso modo les mêmes variations climatiques. Les saisons sont inversées par rapport à l’hémisphère nord. L’été en janvier, février, mars ; l’automne d’avril à juin ; l’hiver de juillet à septembre pour terminer l’année avec le printemps.

Pour bénéficier du meilleur climat, on recommande généralement de visiter le sud du Chili d’octobre  à avril. Le nord offre son meilleur visage d’avril à décembre car de janvier à mars, c’est la saison (versatile)des pluies dans les hautes Andes entre Arica et San Pedro de Atacama. L’île de Pâques quant à elle séduit toute l’année surtout en février lors de la fête du Tapati. Mai y est le mois le plus pluvieux de l’année.

Vêtements à emporter 

Difficile de recommander la valise idéale vu l’extension du pays, des différences de climat et des contraintes de poids dans les avions (23 kgs. maximum pour les vols internes) En général, où que vous alliez, vous devez prévoir des vêtements pour le chaud et le froid sans oublier la pluie ! Nous conseillons de prévoir des couches à superposer en fonction des températures du moment.

N’oubliez pas le slip de bains, crème solaire haute protection (+30), lunettes solaires anti UV, 1 lampe de poche, lipstick anti UV et un chapeau léger couvrant bien le cou et les oreilles.

Alimentation 

Les mesures d’hygiène sont généralement strictes dans les restaurants bien que les toilettes ne sont pas d’une propreté irréprochable. Pour le reste, on mange bien partout :   Fruits et légumes, viandes et poissons, vins et bières : vous ne serez pas déçus au Chili !

L’eau du robinet est potable mais au goût parfois trop chloré. Préférer l’eau en bouteille.

Pourboires

Parfois inclus dans l’addition parfois laissé à l’appréciation du client : De 7% à 10% en fonction de la somme dépensée.

Heure locale

D’octobre à avril : heure d’été : -4h par rapport à Paris. + 2h par rapport au Pérou

De mai à septembre : Heure d’hiver : -6h par rapport à Paris. + 1h par rapport au Pérou

Electricité

Voltage : 220  Fréquence : 50

Modèles de prise électrique utilisées